Français Le Collectif des Maliens de la Région Rhône-Alpes (CMRA) est une association loi 1901 née suite à la crise du Mali caractérisée par l’occupation des régions Nord du pays par des rebelles séparatistes et des islamistes. Le CMRA œuvre pour la paix, l’intégrité territoriale et le développement du Mali. Elle a pour objet, la contribution à la résolution des grands problèmes du Mali, la promotion de l’éducation, de la santé et de la culture. Le Collectif des Maliens de la Région Rhône-Alpes CMRA entend initier des projets de développement et de solidarité à l'intention des régions occupées du Nord du Mali. Méthode ou moyens d'intervention: actions d’information et de communication (conférences, meetings, séminaires…), projets de développement sur l’éducation, la santé, la culture... English The Collectif des Maliens de la Région Rhône-Alpes -CMRA (meaning the Joint Malians in Rhône-Alpes Region) is a 1901 law based association created after the Malian crisis featured by the occupation of northern regions of Mali by separatist rebels and Islamists. The CMRA promotes peace, territorial integrity and development of Mali. Its objective is to contribute to solving major problems of Mali, to promote education, health and culture. The Joint Malians in the Rhône-Alpes Region intends to initiate development projects and solidarity for settled areas of northern Mali. Method or means of intervention: information and communication (conferences, meetings, seminars ...), development projects on education, health, culture... جمعية الماليين في رون ألبجمعية الماليين في رون ألب أنشئت جمعية الماليين في رون ألب ( (CMRA بقانون 1901 بعد الأزمة التي قامت في مالي وباحتلال المناطق الشمالية للبلاد من خلال المتمردين الانفصاليين والإسلاميين. تسعى جمعية CMRA لتعزيز السلام، وسلامة الأراضي المحتلة، وترسيخ مشروعات التنمية في مالي. هدف الجمعية : المساهمة في حل المشاكل الرئيسية في مالي، وترويج الصحة، والتعليم والثقافة في الدولة. أهم طرق أو وسائل جمعية CMRA لتعبير أفكارها هي :عملية إيصال المعلومات وبثها عبر القنوات التقليدية (كتنظيم المؤتمرات والاجتماعات والندوات غير ذلك)، وإقامة مشاريع التنمية حول التعليم والصحة والثقافة ...

Liberia : George Weah élu président

Le président de la commission électorale libérienne a communiqué jeudi soir les premiers résultats de l’élection présidentielle du 26 décembre. L’ancien footballeur l’emporte largement face au vice-président, Joseph Boakai.

 

La troisième fois a été la bonne pour George Weah. Alors que 98,1 % des bulletins ont été dépouillés, ce jeudi 28 décembre dans la soirée, l’ancienne star du football a déjà recueilli 61,5 % des voix, contre 38,5 % des voix pour Joseph Boakai, selon la commission électorale (NEC). Le taux de participation est lui de 56 %, en baisse par rapport au premier tour où il s’élevait à 75,2 %.

 

Dès l’annonce de cette large victoire, des cris de joie ont retenti dans les rues de Monrovia, la capitale, qui est un des bastions du nouveau président. Ce gamin élevé dans les bidonvilles, devenu le seul Africain à avoir gagné un Ballon d’Or, récompense suprême du football, avait déjà essayé à deux reprises d’entrer à Mansion House, le palais présidentiel libérien. En 2005, alors qu’il concourait pour le poste de président, et en 2011, alors qu’il souhaitait devenir vice-président, il avait échoué face à Ellen Johnson Sirleaf.

 

« L’espoir est immense »

 

Raillé pour sa mauvaise maîtrise de l’anglais et des codes de la politique, il a, pendant une décennie, travaillé son réseau et son image, notamment en obtenant un diplôme aux États-Unis et en se faisant élire sénateur en 2014. Durant toute cette campagne, il a affiché son optimisme et sa confiance en sa victoire. « C’est avec une profonde émotion que je remercie les libériens de m’avoir donné leurs votes aujourd’hui. L’espoir est immense », écrivait-il par exemple sur Twitter à la sortie des bureaux de vote le 26 décembre.

 

Ses partisans avaient néanmoins fait part de leur inquiétude après la suspension du second tour par la Cour suprême libérienne. Charles Brumskine, le candidat arrivé troisième lors du premier tour avait en effet déposé un recours pour dénoncer des fraudes et des irrégularités pendant le vote. Une plainte à laquelle s’était joint Joseph Boakai, le vice-président, arrivé deuxième. La Cour suprême avait finalement ordonné des améliorations à la NEC et l’organisation d’un second tour, sept semaines après la date prévue par le calendrier initial. L’équipe du vice-président n’a pas encore annoncé s’il déposerait de nouveau retour suite au second tour.


« Sleepy Joe » n’a pas réussi à incarner le changement

 

Surnommé par ses détracteurs « Sleepy Joe », pour sa tendance à s’assoupir lors de réunion publique, ce technocrate de 73 ans n’a pas réussi à incarner le changement auprès des électeurs. « Le handicap majeur de Boakai est qu’il apparaissait comme une continuité du pouvoir de Johnson Sirleaf, dont les résultats sont au mieux mitigé. George Weah a deux atouts majeurs, il apparait comme une rupture et son origine modeste a eu un écho favorable auprès de la jeunesse libérienne. Pour de nombreux votants, c’est une sorte de garantie qu’il les connait et qu’il pourra mieux s’occuper de leurs problèmes », décrypte Mathias Hounkpe, politologue à OSIWA (Open society intiative for west Africa) et spécialiste du Liberia.

 

Plusieurs observateurs ont néanmoins fait part de leurs interrogations après les alliances nouées par le nouveau président du Liberia. La nouvelle vice-présidente du pays sera en effet Jewel Howard Taylor, l’ancienne femme du président Charles Taylor, condamné à 50 ans de prison pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Entre les deux tours, George Weah a reçu le soutien d’un autre personnage sulfureux : Prince Johnson. Cet ancien seigneur de guerre était devenu célèbre après avoir été filmé sirotant une bière et ordonnant à ses hommes de torturer le président Samuel Doe, en 1990.

Jeune Afrique


« Les responsables maliens donnent le sentiment que la réconciliation ne les concerne pas »

« Les responsables maliens donnent le sentiment que la réconciliation ne les concerne pas »

Alors que la situation sur le terrain se détériore, Bamako ne fait rien pour associer le nord du pays au pouvoir, analyse l’ex-diplomate Bruno Joubert.

 

La situation sécuritaire du Mali continue de se détériorer, malgré l’implication de la communauté internationale. L’action des groupes terroristes radicaux venus du nord s’étend progressivement vers le centre du pays, au sud du fleuve Niger. Les territoires proches de la frontière avec le Burkina Faso sont maintenant en proie à une déstabilisation lente. Et le Burkina lui-même est maintenant contaminé dans sa partie septentrionale, également voisine du Niger.

 

L’influence de ces groupes se réclamant d’une idéologie islamiste radicale se propage au sein de populations nomades ou semi-nomades qui se sentent depuis longtemps ignorées des autorités gouvernementales. Il est vrai que d’une façon générale, les habitants de ces régions souffrent de la déliquescence de l’Etat malien, qui n’assure plus la justice de proximité, dont les forces de sécurité inquiètent plus qu’elles ne rassurent et dont l’administration est déficiente et trop souvent prédatrice.

 

Il est donc aisé pour des groupes armés de tirer parti de cette situation en imposant localement une justice sommaire, en assurant une sécurité des échanges, des biens et des personnes, toutes choses que la majorité des habitants accueillent avec faveur malgré les conditions sévères qu’implique la loi de ces groupes. Les djihadistes mènent par ailleurs une politiqued’assassinats ciblés contre les caciques locaux, ce qui achève de détruire l’influence de l’Etat.

Le risque d’un enlisement de « Barkhane »

Pourtant, depuis 2014, les 12 000 hommes de la Minusma, la mission des Nations unies, sont déployés pour aider à la pacification. Leur efficacité n’est malheureusement pas à la hauteur des attentes. Les troupes subissent désormais des pertes sensibles bien qu’elles soient assez peu engagées et cherchent d’abord à se protéger.

De même, l’armée malienne demeure insuffisamment préparée en dépit des soutiens extérieurs et de la formation que lui prodigue notamment l’Union européenne (UE). Elle reste trop largement constituée de soldats qui s’engagent pour s’assurer un emploi et ne sont guère motivés par la perspective de combattre. Enfin, la force régionale mise en place par le G5 Sahel et qui est destinée, à terme, à constituer un barrage efficace est encore très loin de pouvoir répondre à sa mission.

Les forces françaises de l’opération « Barkhane » demeurent la seule véritable barrière face aux menaces venant du nord, et leur départ n’est de ce fait pas à l’ordre du jour avant longtemps. Leur dispositif actuel n’est toutefois pas conçu pour faire face à une extension de leur action vers le centre du Mali en cas de nouveaux troubles. S’il fallait qu’elles s’y engageassent, elles courraient le risque d’un enlisement dans une guerre de contre-insurrection.

 

Cette extension des missions de « Barkhane » ne ferait qu’accélérer le changement d’attitude des populations à leur égard ; jusque-là globalement favorables à leur présence, ces populations semblent de plus en plus réservées à mesure que se prolongent la présence et l’action des forces françaises. Les quelques incidents survenus lors de la récente visite du président français à Ouagadougou (caillassage d’une voiture du cortège officiel français, tags hostiles aux forces françaises) et les justifications qui ont dû être prodiguées quant à l’action que mène la France pour la sécurité régionale en sont des indices supplémentaires.

 

Les forces françaises risquent ainsi de se voir durablement engagées sur le terrain militaire au Sahel et spécifiquement au Mali, mais en même temps fragilisées. Peut-on espérer sortir d’une telle impasse ?

Incroyable inertie des responsables maliens

Pour répondre à cette question, il faut se demander pourquoi une solution politique malienne réconciliant le pays et mettant un terme à l’opposition entre le Nord et le Sud n’a pas vu le jour depuis l’élection qui a conduit au pouvoir le président Ibrahim Boubacar Keïta. Pourquoi n’a-t-on pas sérieusement appliqué l’accord d’Alger entre les groupes armés du Nord et les autorités légales du pays ?

 

Cet accord n’est certes pas sans ambiguïté ni insuffisance. Sa mise en œuvre s’est heurtée aux réticences et aux équivoques venues des deux bords. Un élan de bonne foi imprimé par les autorités maliennes aurait cependant été de nature à restaurer chez les populations du Nord la confiance dans la volonté du gouvernement de rechercher une pacification véritable. Il aurait permis de lancer le processus, même imparfait, permettant d’associer le Nord au pouvoir.

 

Sans cela, il ne sera pas possible de reconstruire l’unité du pays ni de restaurer l’autorité de l’Etat sur tout le territoire. C’est bien une telle démarche inclusive que les responsables du Niger voisin, confronté aux mêmes problèmes, ont su conduire avec succès depuis de nombreuses années. Le premier ministre du Niger, Brigi Rafini, est originaire du nord du pays (Iferouane) et appartient au groupe touareg. Sa présence à la tête du gouvernement n’est pas une simple marque symbolique mais correspond à une volonté véritable d’associer toutes les composantes dans la gestion des affaires publiques.

 

Les responsables maliens donnent au contraire le sentiment que la réconciliation et l’application de l’accord qui la rend possible ne les concernent pas. Rien n’entame cette incroyable inertie.

Profiter du pouvoir et y rester

Ces responsables ne savent faire ni la guerre ni la paix. Les élites dansent, ou plutôt s’enrichissent, sur un volcan, sans se soucier de l’avenir. Trop d’exemples manifestent par ailleurs la volonté de ménager les influences religieuses contraires à un Etat moderne et laïc. Avec un vrai talent oratoire propre à endormir les oreilles non averties, le président bat les estrades internationales, à Dakar ou à Abidjan : « Dormez bonnes gens… » Le mot d’ordre est de profiter du pouvoir et d’y rester.

 

Pour cela, il faut remporter l’élection présidentielle de juillet 2018. Or il est vrai que la majorité des Maliens, c’est-à-dire ceux qui sont dans le sud du pays, ne considèrent pas d’un bon œil les concessions à faire à leurs compatriotes du Nord dans le cadre ou sur le modèle de l’accord d’Alger. Sur fond d’animosités ethniques entre Nord et Sud, ils réprouvent l’idée de récompenser, en quelque sorte, les « ennemis » du pays qui ont failli le diviser et redoutent que cela n’entraîne une partition du Mali.

 

Dès lors, la classe politique ne voit pas les raisons de risquer de mécontenter les électeurs en conduisant une politique si offensante à leurs yeux. Merveilleux prétexte que leur procure ainsi la démocratie pour ne rien faire de ce qui rétablirait pourtant les conditions de l’unité du pays et pour continuer de laisser dériver le pays dans la mauvaise gouvernance, la corruption et l’abandon de régions entières aux groupes radicaux.

Des citoyens laissés à leurs craintes

Ce paradoxe malien est un piège. Si l’on ne hausse pas le ton, la situation ne pourra qu’empirer et nous en serons plus que jamais les otages consentants. Un effort pressant est maintenant nécessaire, de la part de la communauté internationale et des pays voisins.

 

D’abord pour convaincre les autorités qu’il existe une voie plus efficace que celle de la procrastination. Celle qui consisterait à engager enfin une vaste campagne d’information des populations ; à diffuser largement sur le terrain, avec l’aide des responsables, des chefs locaux mais aussi religieux, le message que l’unité du peuple malien et la paix, profitables à tous, passeront par l’application de l’accord d’Alger ; que certes cet accord n’est pas parfait mais qu’aller dans cette voie est l’assurance d’un renouveau de l’Etat et d’une restauration de son action sur tout le territoire national.

 

Ce langage n’a encore jamais été sérieusement tenu. Personne n’a vraiment fait l’effort d’expliquer aux citoyens maliens les véritables enjeux. On les a laissés à leurs préjugés et à leurs craintes. Cette action de communication, si elle est correctement et puissamment relayée, sera efficace car les Maliens sont sensibles à la perspective d’une renaissance de leur pays dans la fierté et l’unité. Elle devrait être l’une des priorités du futur président après l’élection de 2018. Sans cet effort, les concessions nécessaires à la paix ne seront pas comprises.

 

En second lieu, dans la perspective du futur scrutin, il faut obtenir des candidats, à commencer par le président, de ne pas jouer la surenchère démagogique, comme cela a été le cas jusqu’à maintenant, et de dire la vérité aux Maliens.

Restaurer la confiance avec le Nord

La communauté internationale dispose à cet égard de moyens de se faire comprendre : son aide économique et militaire, à l’avenir, doit dépendre de la façon dont la classe politique et les élites joueront le jeu de l’application des accords et de la restauration de la confiance avec le Nord. Cela passe également par une vive incitation à restaurer les bases d’un Etat soucieux de tous et de bonne gouvernance. La perspective de voir se tarir des sources de financement importantes pour la vie économique peut être un argument convaincant.

 

En aucune manière il ne faut laisser les choses filer au train où elles vont maintenant. Si, à l’image des autorités maliennes, la communauté internationale n’a pas le courage de tenir un langage de vérité ni d’exiger une nouvelle donne au Mali, elle ne pourra pas s’étonner de se trouver captive d’une situation détériorée dans un pays discrédité et fragilisé.

 

Bruno Joubert, aujourd’hui conseiller à la Cour des comptes, a été ambassadeur de France au Vatican et au Maroc, directeur Afrique au ministère des affaires étrangères et chargé de l’Afrique à la présidence de la République sous Nicolas Sarkozy.


Quand le Mali, grand corps malade, se pose en « protecteur » de la France


Ainsi donc, le Mali protégerait l’Europe du péril ? Je lis : « Que répondez-vous à ceux qui, en France, disent que “Barkhane” coûte trop cher – 1 million d’euros par jour ? » « Que le Mali est une digue et que si cette digue rompt, l’Europe sera submergée », répond Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) au magazine Jeune Afrique. Le président malien n’affirme pas explicitement que son pays met en sûreté la France et l’Europe, mais le suggère fortement. Ce « non-dit » fixe tout le malaise du propos. « Sous-entendre », « laisser entendre », « à la fois dire et ne pas dire »… Comment ne pas déceler là ces maladies de la parole qui, en Afrique plus qu’ailleurs, gangrènent les débats publics au point de devenir parfois la manière de dire et de penser des peuples eux-mêmes ?

 

Le raisonnement qui barre la couverture de l’hebdomadaire est implacable, mais particulièrement pernicieux dans ses blancs. Car une fois posée la « digue » et après l’avoir articulée à l’hypothèse « Si…, alors… », on comprend qu’il faut choisir entre deux mondes. Soit le Mali ne rompt pas ; soit le Mali rompt. Or de l’autre côté de la rive, il n’y a qu’un monde acceptable : « l’Europe ne sera pas submergée ». De choix, finalement, il n’y en a pas. N’existe que ce qui a été proposé, imposé. La pression s’entend d’autant mieux qu’il revient au lecteur de compléter les blancs du texte. Pour quelle raison un chef d’Etat s’adresse-t-il directement à ceux qui, en France, contestent le bien-fondé de « Barkhane » ? La question vaut 1 million d’euros. Encore qu’il faille ajouter à ces espèces sonnantes et trébuchantes les millions d’âmes qu’épouvante la perspective du raz-de-marée.

 

« Invest in Mali », dit le slogan

L’Europe menacée par les flots, dévastée, rasée par des vagues incessantes… mais de quoi ? « De forces négatives » qui visent aussi le Maghreb, précise IBK. En effet, avant de submerger l’Europe, il faut engloutir d’abord le Maroc, l’Algérie, la Libye, la Tunisie et l’Egypte. Parlons-nous encore de terroristes quand, dans l’imaginaire commun, la référence à la mer renvoie aux images des migrants mourant dans les eaux de la Méditerranée et échouant sur les côtes européennes ? N’alimente-t-on pas la croyance et la peur des « invasions barbares » ? Mais puisque rien de tel n’a été dit, il n’y a pas lieu d’assumer. L’évidence échappe encore à la contestation : c’est le principal avantage du « laisser entendre ».

 

Pour autant, s’agissant des faits, le Mali est-il « un lieu de passage et d’aguerrissement », comme le dit IBK ? Sans conteste, il constitue une étape de transit pour les migrants, et aussi un point de départ. Mais cette route n’est pas la seule. Et dans le nord du Mali, les terroristes ne passent pas, ils y viennent, surtout du Maghreb, pour y « commercer » et y rester. Trafics de drogue, de cigarettes, d’armes ou de migrants, le Sahel regorge d’opportunités d’investissements lucratifs. « Invest in Mali », dit le slogan.

 

Si « Barkhane » a succédé à « Serval » comme « Serval » à « Epervier », avant d’être peut-être remplacée par les forces du G5 Sahel, c’est du fait de l’implantation terroriste qui menaçait de disparition le Mali avec l’avènement d’un nouvel Etat islamiste. Le Mali mythique comme l’Etat malien. Un mix africain du scénario irako-syrien et de l’émirat taliban en Afghanistan . Un ovni dans les relations internationales, une aberration née de l’intervention libyenne en 2011, du vide de la gestion de « l’après-Kadhafi », un risque capable d’entraîner avec lui plus d’un Etat sahélien.

 

Le « service après-vente » de la France

Le Sahel constitue effectivement un enjeu. Si quelques hommes en armes suffisent à abattre un Etat, qui pour arrêter ensuite la chute des dominos ? Le G5 Sahel ? L’ armée tchadienne ? Au centre d’un conflit aux frontières de la Libye et du Maghreb, qui plus est un conflit à forte composante religieuse ? La France n’a pas à choisir entre quitter le Mali ou y rester, elle l’a déjà fait. « Barkhane » représente le choix du non-engagement permanent en Libye, celui d’hier, celui d’aujourd’hui. La question qui se pose est de savoir jusqu’à quand la France assurera le « service après-vente » ? Pour reprendre les mots d’IBK, « la France ne défend pas que le Mali »« elle se défend elle-même ». La métaphore adéquate n’est pas celle de l’eau qui submerge, plutôt celle du virus qui contamine. Car il s’avère toujours moins coûteux de combattre le mal hors du corps avant qu’il ne vous affecte.

 

Mouvements radicaux et groupes terroristes enfièvrent toujours le Mali et tirent le mercure de l’insécurité à la hausse. Au Sahel, des menaces désormais structurelles, financées par les commerces illicites, prospèrent sur le terreau fertile de la gouvernance déficiente. Le Mali ne le sait que trop, ces maux sont mortels. Certes, il est plus glorieux de se présenter comme une « digue » que comme un « néant » ou un corps malade. Mais la réalité ne se conforme pas au rôle que se donne l’Etat malien. Le Mali ne protège pas l’Europe des périls, le Mali est en péril. Or cette réalité-là est à taire.

 

Sarah-Jane Fouda est consultante en communication, spécialiste du discours et de l’argumentation. Elle enseigne la logique informelle à l’Université Paris-III Sorbonne-Nouvelle.


 


FLEAU DES SECTES RELIGIEUSES AU MALI : Deux tranches d’âges touchées !

Deux tranches d’âges sont particulièrement touchées par le fléau des sectes religieuses dans notre pays : les 18-25 ans et les 40-60 ans.

 

Pourquoi à votre avis ? Parce qu’à 18-25 ans ont quitté la vie d’adolescence, on veut prendre son indépendance. Loyer, étude, choix important à faire… Tout commence et les problèmes suivent.

À 40-60 ans, on commence à perdre des gens dans son entourage. On vieillit doucement, on fait le point sur sa vie. On regrette des choses parfois.

 

 Il y a trois types de personnes susceptibles de se faire endoctriner par une secte religieuse :

 1- La personne psychologiquement fragile qui a besoin de se couper d’une réalité trop insoutenable. Le gourou de la secte lui proposera de combler ses incertitudes et de régler ses problèmes : relations sociales, confiance en soi, et j’en passe.

 

 2- La personne qui recherche le pouvoir et la science. La secte lui promettra des connaissances avant-gardistes méconnues du commun des mortels.

 

 3- La personne venue là par hasard, accompagnée d’un proche, qui participe à une activité cultuelle ou ludique proposée par la secte.

 

Sambou Sissoko


Retour volontaire de la Libye : 200 sur les 500 migrants maliens attendus aujourd’hui

 

Comme annoncé la semaine dernière, 230 migrants maliens sur les 500 sont attendus aujourd’hui à l’Aéroport de Bamako. 

 

Le ministère des Maliens de l’Extérieur et de l’Intégration africaine, avec le concours de ses partenaires, l’Organisation internationale pour la migration et le Conseil de base des Maliens de la Libye annonce l’arrivée de 230 migrants ce mercredi. Ils seront transportés en deux vols : le premier vol sera composé de 60 migrants alors que le second vol amènera 170 de nos compatriotes.

 

Le ton de cette vague de rapatriement a été donné depuis le mercredi 7 décembre par l’accompagnement en provenance de Tripoli de 152 volontaires dont deux femmes. Cette délégation était conduite par l’ambassadeur du Mali en Libye, Amadou Touré.


Cette information avait été annoncée par le représentant de l’OIM au Mali, Bakary Doumbia, le rapatriement de 500 de nos compatriotes en situation difficile en Libye, dont la plupart vivent dans les camps de détention et de rétention de migrants en Libye. La situation des compatriotes vivant encore sur le territoire libyen, estimés entre 7000 et 9000 individus. A ce jour, plus de 5000 migrants ont été évacués de la Libye.

 

O. D.


L’Indicateur du Renouveau du 13 Décembre 2017



Page précédente    1 2 3 4 5 6   Page suivante


Calendrier
« Janvier 2018 »
Lu Ma Me Je Ve Sa Di
1234567
891011121314
15161718192021
22232425262728
293031
Livre d'or

Dernier message :

Mahamane, merci pour les compliments et les voeux. Avec de la détermination et de la patience, le combat va aboutir. Alfadoulou

par Alfadoulou

Aller sur le livre d'or

Météo

Samedi

min. 14 ° max. °
Ciel dégagé

Dimanche

min. 13 ° max. 29 °
Ciel dégagé

Lundi

min. 13 ° max. 29 °
Partiellement nuageux
Visiteur en ligne

    Nombre d'invité : 0

    Dons
    Espace Membre

    Pas encore de compte ?

    Mot de passe oublié ?

    Twitter
    @r0y_monster @Apple It sure will!
    le 14/09/2017
    RT @AriRoisman: I've been talking and dreaming about this use case for years. One of the best ads ever. https://t.co/5vEKZiHEAM
    le 14/09/2017
    RT @GraysonHunterG: So If the apple watch acts like a phone than why get the iPhone #AppleEvent https://t.co/BLqGOmPSfO
    le 12/09/2017
    Series 3 has arrived! #AppleWatchSeries3 #AppleKeynote https://t.co/NcLdx5p0SJ
    le 12/09/2017
    "It has cellular built in!" #AppleWatchSeries3
    le 12/09/2017
    Dernières modifications