Français Le Collectif des Maliens de la Région Rhône-Alpes (CMRA) est une association loi 1901 née suite à la crise du Mali caractérisée par l’occupation des régions Nord du pays par des rebelles séparatistes et des islamistes. Le CMRA œuvre pour la paix, l’intégrité territoriale et le développement du Mali. Elle a pour objet, la contribution à la résolution des grands problèmes du Mali, la promotion de l’éducation, de la santé et de la culture. Le Collectif des Maliens de la Région Rhône-Alpes CMRA entend initier des projets de développement et de solidarité à l'intention des régions occupées du Nord du Mali. Méthode ou moyens d'intervention: actions d’information et de communication (conférences, meetings, séminaires…), projets de développement sur l’éducation, la santé, la culture... English The Collectif des Maliens de la Région Rhône-Alpes -CMRA (meaning the Joint Malians in Rhône-Alpes Region) is a 1901 law based association created after the Malian crisis featured by the occupation of northern regions of Mali by separatist rebels and Islamists. The CMRA promotes peace, territorial integrity and development of Mali. Its objective is to contribute to solving major problems of Mali, to promote education, health and culture. The Joint Malians in the Rhône-Alpes Region intends to initiate development projects and solidarity for settled areas of northern Mali. Method or means of intervention: information and communication (conferences, meetings, seminars ...), development projects on education, health, culture... جمعية الماليين في رون ألبجمعية الماليين في رون ألب أنشئت جمعية الماليين في رون ألب ( (CMRA بقانون 1901 بعد الأزمة التي قامت في مالي وباحتلال المناطق الشمالية للبلاد من خلال المتمردين الانفصاليين والإسلاميين. تسعى جمعية CMRA لتعزيز السلام، وسلامة الأراضي المحتلة، وترسيخ مشروعات التنمية في مالي. هدف الجمعية : المساهمة في حل المشاكل الرئيسية في مالي، وترويج الصحة، والتعليم والثقافة في الدولة. أهم طرق أو وسائل جمعية CMRA لتعبير أفكارها هي :عملية إيصال المعلومات وبثها عبر القنوات التقليدية (كتنظيم المؤتمرات والاجتماعات والندوات غير ذلك)، وإقامة مشاريع التنمية حول التعليم والصحة والثقافة ...

Séjour d’une importante délégation de la CMA à New York : La diplomatie malienne en panne ?

Sur invitation de l’ONG Independent Diplomat, une délégation de la Coordination des Mouvements de l’Azawad(CMA) séjourne, depuis dimanche dernier, aux États-Unis. La délégation est composée, entre autres de Bilal Ag Cherif et Alghabass Ag Intalla et elle doit rencontrer les membres du Conseil de sécurité de l’ONU pour faire part des observations de la CMA sur l’avancée du processus de paix. Est-ce une démission diplomatique du Mali ? La réponse est OUI, selon Maître Cheick Oumar Konaré.

 

L’avocat inscrit au barreau du Mali, dans une publication sur facebook, dit être révolté par trois choses. d’abord, dit-il, le fait que le Conseil de sécurité reçoive en privé un groupe rebelle est une insulte à la souveraineté du Mali car il traduit une reconnaissance diplomatique de ce groupe et encourage le développement d’une diplomatie parallèle à celle de l’Etat malien. Or, même dans une fédération comme les États-Unis ou la Russie, toute diplomatie parallèle à celle de l’Etat fédéral constitue un crime. Secundo, l’avocat, avance : « il n’est ni légal ni légitime d’entendre en si haut lieu des rebelles en l’absence de leurs contradicteurs, notamment le gouvernement malien ; en violant le principe du contradictoire, le Conseil de sécurité offre aux rebelles l’occasion de faire passer le Mali pour un État voyou ».

 

Enfin, explique-t-il, le silence des autorités maliennes devant une telle situation ne me paraît pas tolérable. Elle atteste une capitulation diplomatique du Mali après sa capitulation militaire au nord et au centre du pays. Maitre Cheick Oumar Konaré s’interroge en ces termes : « Je peux comprendre que le Mali ne puisse pas vaincre militairement les hordes rebelles alliées à leurs compères terroristes. Mais comment comprendre que les mêmes dament le pion à un État .

 

Le Republicain


Multiplication d’attaques terroristes à Mopti : Trois militaires maliens tués hier à Boulkeissi

Trois militaires maliens ont trouvé la mort hier jeudi 28 décembre 2017 dans l’explosion d’une mine à Boulkeissi, région de Mopti. L’attaque a aussi fait plusieurs blessés. Selon l’armée malienne, c’est dans leur traque des terroristes que les Famas ont été victimes d’explosion de mine dans cette zone frontalière avec le Burkina Faso. Dans la même zone, dans la nuit du mercredi 27 au jeudi 28 décembre, les militaires maliens ont dû batailler dur pour repousser une attaque terroriste à Koro.

 

Fin d’année endeuillée pour les militaires maliens dans le centre du pays qui est aujourd’hui sous la coupe réglée des djihadistes. En effet, en moins d’une journée, les forces armées maliennes ont subi deux attaques dans la région de Mopti. La première attaque qui s’est déroulée, dans la nuit du mercredi 27 au jeudi 28 décembre, à Koro n’a pas fait de victimes. Elle a néanmoins obligé les habitants de la ville à se terrer toute la nuit chez eux.

 

« Des individus armés non identifiés et indéterminés ont tenté d’attaquer à coups de rafales une position des FAMa à Koro (Mopti), à la frontière avec le Burkina-Faso. Les FAMa ont repoussé les assaillants. La ville a été bouclée », a indiqué l’armée malienne. Quelques heures plus tard, les Famas ont été victimes d’explosion de mines dans la même zone, plus précisément à Boulkeissi. Selon l’armée malienne, le bilan de cette seconde attaque, survenue quand elle traquait des terroristes, est de 3 morts et des blessés.

 

Le mardi 26 décembre dernier, un véhicule de l’armée malienne a sauté sur un engin explosif improvisé (EEI) dans le secteur de Boni, cercle de Douentza, région de Mopti. Les forces de défense du Mali sont aujourd’hui la cible d’attaques complexes dans le centre du Mali où les djihadistes règnent en maitre. Les djihadistes vont jusqu’à se substituer à la justice malienne dans ces localités. Le juge de Niono Sounkalo Koné, enlevé le 16 novembre, à son domicile est encore entre les mains de ses ravisseurs. Ils ont aussi fermé 500 écoles dans le Nord et le centre du pays.

 

M.K. Diakité
Du 29 Décembre 2017


Mali - Mètre. Enquête dʼopinion « Que pensent les Maliens ? »

RESUME (extrait) : L’édition de Mali-Mètre 8 s’inscrit dans la droite ligne des éditions précédentes et a pour objectif de recueillir l’opinion des Maliennes et Maliens sur les sujets d’actualité politique : les préoccupations nationales et régionales (au niveau des régions administratives) ; la confiance dans les institutions ; la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation ; la sécurisation du Mali ; le processus électoral ; la Commission Vérité Justice et Réconciliation et la projection dans le futur. L’enquête s’est déroulée du 25 novembre au 06 décembre 2016 sur un échantillon global de 2142 personnes enquêtées. Les enquêté(e)s sont âgé(e)s de 18 ans ou plus et réparti(e)s dans l’ensemble des capitales régionales, y compris Kidal, Ménaka et Taoudénit. 35 enquêteurs et 11 superviseurs ont été mis à contribution pour réaliser Mali-Mètre 8. L’échantillonnage est basé sur la méthode des quotas avec la prise en compte des caractéristiques démographiques comme le sexe, l’âge et le niveau d’instruction. Les principaux résultats se présentent comme suit : PRÉOCCUPATIONS NATIONALES ET RÉGIONALES La situation générale du pays : En portant un regard sur les douze derniers mois, 32% de la population pensent que la situation générale du pays s’est améliorée, 26% pensent qu’elle est restée inchangée alors que 41% pensent qu’elle s’est détériorée. Défis majeurs du Mali : la lutte contre la pauvreté constitue le défi majeur pour 56% des citoyens. Elle est suivie de la gestion du problème du nord et de la lutte contre le chômage citée respectivement par 50% et 45% des citoyens. Défis majeurs par régions : La lutte contre la pauvreté constitue le principal défi pour 56% des citoyen(ne)s. Elle est suivie de la gestion du problème du Nord et de la lutte contre le chômage citée respectivement par 50% et 45% des citoyens. Priorités (niveau national et régions) : Dans l’ensemble des régions, la lutte contre le chômage (56,3%), la lutte contre la cherté de la vie (40,4%), la lutte contre l’insécurité alimentaire (23,1%), l’amélioration de l’accès à la santé (19,8%) et la lutte contre l’insécurité physique (19,8%) constituent les principales priorités. SATISFACTION ET CONFIANCE DANS LES INSTITUTIONS DE LA REPUBLIQUE Niveau de satisfaction du Président de la République dans la gestion du pays : Si 46% des personnes enquêtées se disent satisfaites des actions du Président de la République, elles sont 52% à être insatisfaites (avec 28% de plutôt insatisfait et 24% de très insatisfait). Au niveau des régions, Ménaka (73%), Ségou (60%) et Sikasso (49%) présentent la proportion la plus élevée de personnes satisfaites, contrairement à Bamako (67%) et Kidal (73%) où les proportions d’insatisfaits sont les plus élevées. Selon le niveau d’instruction, les citoyen(ne)s les plus insatisfait (e)s se comptent parmi ceux ayant un niveau secondaire et supérieur : 57% d’insatisfaits contre 41% de satisfaits pour le niveau secondaire et 62% d’insatisfaits contre 38% de satisfaits pour le niveau supérieur. Principales raisons de lʼexistence de la corruption au Mali : Cinq principales raisons sont avancées pour justifier l’existence de la corruption : la pauvreté des populations (45%) ; le bas niveau des salaires et des revenus (34,7%) ; les mauvais exemples des dirigeants (31,9%) ; l’avidité (28,7%) et l’impunité (25,6%). Domaines concernés par la corruption : Selon les résultats de l’enquête, les domaines les plus concernés par la corruption sont : la justice (41%) ; la police (38,3%) ; la douane (27,6%) ; la mairie (26,7%) et la santé (18,1%). Tant pour les hommes que pour les femmes, la justice est le principal domaine concerné par la corruption 45% et 37% dans l’ordre. MISE EN ŒUVRE DE LʼACCORD POUR LA PAIX ET LA RECONCILIATION Source dʼinformation sur la mise en œuvre de lʼAccord pour la paix et la réconciliation : les trois principales sources d’information citées sont la radio (67%), la télévision (60%) et les grins (30%). Dans les régions nord du pays, excepté Taoudénit, la radio apparaît comme principale source d’information (Tombouctou (61%), Gao (75%), Kidal (83%), Ménaka (94%)). A Taoudénit, la principale source d’information est la famille (77%), suivie des grins avec 67%. Par tranche d’âge, la radio apparaît comme la première source d’information sur l’Accord pour la paix et la réconciliation ; elle est suivie de la télévision et des grins. Les jeunes s’informent plus au niveau des grins que leurs aînés. Autorités intérimaires : Les personnes enquêtées sont 67% à déclarer n’avoir pas entendu parler des autorités intérimaires. Seulement un tiers (33%) en ont entendu parler. Par région, c’est surtout à Kidal (76,3%), Ménaka (73,9% et à Tombouctou (55,6%) que les populations déclarent avoir entendu parler des autorités intérimaires, ce qui est le contraire à Koulikoro (78,2%), Sikasso (74,3%), Ségou (77,6%) et Mopti (74,8%). Actions prioritaires pour la réconciliation : La majorité de la population préconise les actions prioritaires suivantes à entreprendre : « organiser des rencontres intercommunautaire et intracommunautaire » (62%) ; « établir la vérité sur les exactions commises contre les populations » (23%) ; « identifier et juger les responsables des exactions commises au nord par les groupes armés » (18%). DE LA SECURISATION DU MALI Evolution du niveau de sécurité dans la région : En évaluant le niveau d’insécurité dans leur région au cours des trois derniers mois, 31% de la population pensent que l’insécurité a diminué et 24% qui estiment qu’elle est restée au même niveau, et elle a augmenté pour 43%.Au niveau des capitales régionales de Kayes et Koulikoro, 47% des citoyens jugent que l’insécurité a baissé d’ampleur dans leurs régions au cours des trois derniers mois. Par contre dans les villes de Kidal (59%), Ménaka (54%) et Taoudénit (64%), l’insécurité est restée au même niveau au cours des trois derniers mois selon les enquêté(e)s. Mais, dans les localités de Ségou et Gao, respectivement 64% et 45% de la population estiment que l’insécurité a augmenté. Cette statistique avoisine les 50% dans les villes de Mopti et Tombouctou. Implication des chefs religieux (imams et notables) dans la sécurisation des localités : La majorité de la population (85,2%) estime que l’implication des chefs religieux (imams et notables) est une bonne chose. L’analyse par région montre que dans les régions nord du pays, notamment à Tombouctou (90,9%), Gao (97,9%), Kidal (97,8%), Ménaka (98,9%) et Taoudénit (98%) l’implication des imams et notables dans la sécurisation des régions est perçue comme une bonne chose. Le plus bas pourcentage est enregistré à Bamako avec 70% et 91% des habitants de Ménaka voient en cela une très bonne chose. • Niveau de satisfaction de la MINUSMA : 39% des citoyen(ne)s estiment être satisfaits (avec 10% très satisfaits et 29% plutôt satisfaits) de la MINUSMA contre 42% qui ne le sont pas (16% de plutôt insatisfaits et 26% de très insatisfaits). L’analyse par région montre que dans les villes de Gao et Ménaka, quatre citoyens sur cinq, soit respectivement 81% et 79%, estiment être satisfaits du travail de la MINUSMA. Il en est de même dans les villes de Mopti (61%), Tombouctou (66%) et Taoudénit (60%). Dans la ville de Kidal, trois citoyen(ne)s sur quatre (75,3%) sont insatisfaits du travail de la MINUSMA (avec 54% de très insatisfaits et 21% de plutôt insatisfaits). Tout comme à Kidal, dans la capitale Bamako, 63% des citoyen(ne)s sont insatisfaits du travail de la MINUSMA contre 23% de Bamakois(es) qui en sont satisfaits. Trois citoyen(ne)s sur cinq (61,2%) ayant le niveau supérieur sont insatisfaits du travail de la MINUSMA pour 52% de citoyen(ne)s du niveau secondaire. • Les trois principaux reproches faits à la MINUSMA sont : « la non protection des populations contre la violence des groupes armés et des terroristes » (64,9%), « être complice avec les groupes armés rebelles » (32,1%) et « contribuer à la cherté de la vie » (21,2%). A ces trois principaux reproches s’ajoutent d’autres reproches non moins importants tels que, « son mandat n’est pas suffisamment connu » (17,1%), « répond trop lentement aux défis de la stabilisation » (15,3%), « soutenir la partition du pays » (14,1%) ou « contribuer à la dégradation des mœurs » (14%). A Taoudénit, la principale critique formulée par 78% des citoyen(ne)s contre la MINUSMA est qu’elle est une source d’insécurité du fait qu’elle est visée par les groupes rebelles. Ce même reproche est formulé par respectivement 49% et 42% des populations de Kidal et Ménaka.

L’AFRIQUE INVENTE LA PLUS GRANDE TECHNOLOGIE NUMÉRIQUE : LE PWCS

Une technologie qui permet de distribuer les services de téléphonie, Internet et images, sans recourir au moindre câblage. C’est l’étonnante invention d’un Toglais de la diaspora africaine en France, Victor Kossikouma Agbégnénou. Son pari : le téléphone pour tous, accessible partout, et parfois gratuit en appel local.

Une invention a vu le jour, grâce à un africain, et promet des lendemains meilleurs pour le continent noir. Il s’agit d’ un système de communication polyvalent sans fil, le PWCS ( Polyvalent Wireless Communication Systems). Une technologie étonnante qui permet, à partir d’une connection haut débit satellitaire, de distribuer les trois services de téléphonie, internet et images, sans recourir au moindre câblage. Le pari de l’inventeur : le téléphone pour toutes les bourses, accessible partout, et parfois gratuit en appel local. Ce sera le téléphone des peuples, peut-être du siècle. Une création 100% africaine qui va désenclaver les zones reculées et rétrécir la disparité numérique entre riches et pauvres. Même certaines villes et campagnes dans les pays développés en ont bien besoin.

L’Afrique d’abord

Cette invention est une oeuvre du laboratoire Ka-Technologies, grâce à l’ingéniosité et à dix années de recherche de son directeur, un Togolais de la Diaspora africaine en France,Victor Kossikouma Agbégnénou. Ce génie africain est sur le point de bousculer les idées reçues, l’ordre mondial de la technologie. A son sujet, le rédacteur en chef d’un magazine français d’informatique souligne avec enthousiasme qu’habituellement, c’est le Nord qui produit et le Sud consomme. Le PWCS vient transformer cette voie à sens unique et, lorsqu’il sera opérationnel, sera un moyen de construire plus de ponts que de murs entre les peuples.

Rien ne prédisposait ce Togolais, la quarantaine, à devenir le père du système de télécommunication le plus ambitieux de ce début du 21ème siècle. Il est Vétérinaire de formation, diplômé de l’Académie de Moscou et de l’Ecole supérieure de Maisons-Alfort en France. Ce docteur des animaux, déjà dépositaire de quatre brevets d’invention dans le domaine médical, a de quoi être fier de sa nouvelle trouvaille en télécom, le “PWCS.” Il montre à la face du monde que la thèse répandue selon laquelle des tares pèsent sur les épaules des noirs, les empêchant d’inventer, de retrouver leur situation antique des civilisateurs de l’humanité, est un mensonge sacré, un apât de type raciste.

Un pari difficile …

Le génie secourable, Docteur Kossikouma Agbégnénou, s’est vu proposer par des américains et suisses, le rachat de son brevet contre des millions de dollars. Mais il leur oppose un refus, son souci premier étant de privilégier le continent. “Ils sont venus me voir dans mon labo situé au sous-sol d’un immeuble sur l’avenue des Champs Elysées à Paris. Après de longues heures de discussions tendues, confie t-il, je leur ai dit que même si je dois vendre la license, ce sera assorti d’une condition indiscutable, celle qu’ils acceptent d’exploiter le produit partout ailleurs dans le monde, à l’exception de l’Afrique, me laissant ainsi le droit de traiter en personne avec le continent noir”. Mais face à l’intransigeance de ses visiteurs qui tenaient à retourner à tout prix à New York avec le brevet, l’inventeur a mis fin au deal : “Vous savez, je suis déjà dans une cave, je ne peux pas descendre plus bas”. Affaire close.

Ce rejet, inhabituel, n’est pas le plus facile des gestes à accomplir. “L’Afrique d’abord, Kossikuma après”, tel est le leitmotiv de cet homme dont le sens de l’intérêt général est sans commune mesure avec les habitudes courantes. Son pays d’origine, le Togo, est souvent cité comme un cas de corruption. Beaucoup d’autres sur le continent souffrent atrocement du même fléau. La terre qui l’a adopté, la France, n’est pas des plus vertueuses non plus. D’où alors Dr Agbégnénou tient-il cette intégrité morale et son détachement par rapport à l’argent ?

… Mais pas impossible

Le produit est prêt pour passer à sa phase industrielle. Mais l’Afrique qui a toujours plus d’un tour dans son sac semble lui réserver un sort pour le moins cocasse. Après plusieurs va-et-vient sur le continent, l’inventeur fait l’amère constat que les autorités africaines sont paradoxalement réticentes à ouvrir les espaces nationaux et à accorder les autorisations officielles nécessaires.

Docteur Victor Agbégnénou, loin de baisser les bras, continue de se battre bec et ongles pour forcer la main aux décideurs, afin que soit rendu opérationnelle sa technologie de pointe qui, selon les experts, a 30 (trente) ans d’avance sur les occidentaux. Dans cette histoire, on peut dire que Mère-Afrique, une fois encore, voit certains de ses propres enfants combattre ses intérêts supérieurs, au profit de riches commerçants étrangers.

Au nom de la fierté africaine

C’est peut-être le lieu d’en appeler à une forte mobilisation de tout ce que regorge encore le continent comme hommes de valeurs, des personnalités dont l’opinion compte ( Kofi Annan, Joaquim Alberto Chissano, Alpha Oumar Konare,Olusegun Obasanjo), le conseil des sages de l’UA, la Fondation Mo Ibrahim, les élites africaines de la diaspora afin qu’ils accompagnent la promotion de ce produit stratégique auprès des décideurs politiques du continent. Le “PWCS” fait certainement partie des symboles palpables de la renaissance africaine et de l’indépendance dont il est abondamment fait mention ces derniers temps.C’est aussi un apport non négligeable au combat contre la fracture numérique dont le beau continent est la plus grande victime

 


Ce que les Maliens retiennent de 2017

 

À quelques heures de la fin d’année, les Maliens confient au Journal du Mali ce qu’ils ont retenus de 2017.

Bakary Sanogo, étudiant à l’ENSUP

 

L’année 2017 est la veille d’une année électorale. J’espérais un bon signal de la part de nos autorités. Malheureusement, on a assisté au retour d’ATT en héros, alors même qu’à son départ, il n’y avait personne. Les Maliens avaient manifesté plusieurs fois pour réclamer son départ. Son retour signifie que ceux qui étaient au pouvoir sont avec ceux qui y sont actuellement. Je ne sais pas s’il s’agit d’un accord entre ces acteurs ou s’il s’agit d’une récupération de ceux qui sont au pouvoir de se maintenir. Concernant la réconciliation, j’estime que si le but du retour d’ATT est de favoriser la réconciliation, les militaires détenus doivent aussi être libérés, pour qu’elle soit effective. Sur le plan économique, l’effritement du pouvoir d’achat a atteint un sommet surtout en fin d’année. Aussi, je ne fais pas une bonne lecture de l’augmentation du budget. Je ne sais pas à quoi cela va servir. Globalement, je suis déçu de cette année. On espérait un changement vers un Malien de type nouveau, mais rien n’a changé, à commencer par les dirigeants. On ne voit pas une vision pour le changement (Mariam Diallo, jeune diplômée sans emploi)

 

Les jeunes n’ont pas toujours de boulot, il y a peu d’usines dans le pays et les sociétés industrielles sont le socle du développement d’un pays. Seul le recrutement au sein de l’armée a été bénéfique pour les jeunes, car c’est le secteur qui en a recruté le plus. Sur le plan politique, nous constatons que des chevauchements, certains leaders changent de partis ou de positions. Il y a eu peu d’investissements. Jusqu’à présent, la crise continue. Il faut que l’État essaye une politique d’année sans grève, afin que les futurs cadres puissent être bien formés. (Sanogo, Directeur adjoint du Carrefour des Jeunes)

 

Économiquement, l’année 2017 a été très dure. Mais, on dit que c’est dans la difficulté que l’on apprend. Pour moi, cela doit servir à ce que les gens changent de façon de gérer. Il y a eu des difficultés dans le domaine de l’emploi. Le déguerpissement de certaines personnes, installées au vu et au su de tout le monde a entraîné des conséquences désastreuses pour certaines familles et augmenté le chômage. 

 

Sur le plan sécuritaire, 2017 a été une année d’insécurité par excellence. Le pays s’est embrasé jusqu’au centre. On peut dire qu’au moins trois quarts du pays est dans une zone d’insécurité. Dans ces conditions, tenir des élections dans un pays où la moitié n’est pas contrôlable, c’est un vrai problème. Socialement, personne n’est à l’abri. La base de tout cela, c’est l’insécurité, sans sécurité rien n’est possible. Sur le plan politique, nous assistons à un chamboulement. Mais en fait, il s’agit d’un changement de position des mêmes personnes. C’est aux Maliens de comprendre qu’il ne faut plus faire confiance à ceux qui ne cessent de mentir tout le temps et qui ne font que changer de camp. 2017 a été dure, mais c’est une année où il y a eu beaucoup de mouvements, les gens se sont exprimé, il faut maintenant en tirer les leçons. Désormais, les dirigeants doivent comprendre que c’est au peuple de décider. Que le peuple soit édifié, bien informé afin qu’il se prononcen (Koniba Samaké, étudiante en Master 2 socio-anthropologie).

 

Durant cette année 2017, les choses se dégradaient de jour en jour. Il existe toujours des actions atroces à travers le pays. Beaucoup de familles restent inconsolables à cause de cette situation sécuritaire. Les gens espéraient que tout allait changer, mais jusque-là, nous avons l’impression que rien n’a changé. Il faut reconnaître que notre pays traverse une crise sans précédent connu sur le plan international que national. Malgré, les efforts de réconciliation, nous sommes toujours vers le dynamisme d’aller vers la paix. Les gens ont toujours de la peur au ventre. Nous sommes dans un pays où chacun essaye de fuir devant sa responsabilité et chacun accuse l’autre. Sur le plan international, la situation est vraiment inquiétante. Il faudrait que les puissances arrivent à mettre en place des règles ou mesures, afin de se respecter les uns et les autres. Nous espérons que l’année 2018 sera une meilleure année que 2017 (Cheick Tidiane Doucouré, informaticien).

 

L’incompétence du gouvernement dans la gestion du Mali. Son incapacité à gérer les nombreux problèmes sociaux que nous avons  connus cette année.  L’attente placée par les Maliens envers le Président IBK n’a pas été comblé. Aussi bien dans le domaine du sport, de la santé et surtout de l’éducation, le très récent meurtre d’un étudiant à la Faculté l’atteste, tout ceci fait partie de cette incapacité. La confiance que nous lui avons accordée est désormais rompue.

 



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