Opération de transparence visant les biens des fonctionnaires

 
Moumouni Guindo, président de l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite (OCLCEI).
Moumouni Guindo, président de l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite (OCLCEI).
 

L’Etat malien a lancé mardi une opération imposant aux hauts fonctionnaires de déclarer leurs biens d’ici fin août et à des dizaines de milliers d’agents de l’administration de justifier leur patrimoine, a affirmé à l’AFP un responsable d’un organe anticorruption.

Ces mesures s’inscrivent dans le cadre d’une lutte « contre l’enrichissement illicite », a déclaré Moumouni Guindo, président de l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite (OCLCEI).

L’opération vise notamment les hauts fonctionnaires, qui « ont jusqu’à fin août pour faire une déclaration de biens », a dit M. Guindo, sans préciser quels postes spécifiques étaient visés.

Elle concerne aussi « environ 55.000 fonctionnaires, y compris les contractuels », ainsi que les agents de la fonction publique territoriale, encore plus nombreux, a ajouté M. Guindo, un magistrat nommé en mars à la tête de l’OCLCEI.

Créé en 2014, l’Office anticorruption, un organe public qui n’a encore jamais fonctionné, se compose de douze membres. Il a le pouvoir de saisir la justice sur des faits de corruption présumée.

« Le fonctionnaire assujetti qui manque à sa déclaration de biens avant fin août 2017 sera révoqué de ses fonctions et interdit d’exercer pendant cinq ans », a indiqué M. Guindo.

 « Des enquêtes pour enrichissement illicite seront déclenchées contre tous les fonctionnaires sur qui pèsent des soupçons », a-t-il poursuivi.

« Il appartient au fonctionnaire malien d’apporter la preuve qu’il a acquis ses biens de manière honnête. Ceux qui vont dissimuler des biens seront surpris, parce que nous avons pris les dispositions nécessaires », a assuré le magistrat.

Les fonctionnaires « coupables de corruption » risquent d’un à trois ans de prison si le montant détourné est inférieur à 50 millions de FCFA (environ 84.000 euros) et cinq ans au-delà, a-t-il dit.

La mauvaise gouvernance et la corruption sont régulièrement cités par la société civile et les ONG comme des racines des problèmes du Mali, en proie depuis 2012 à des violences jihadistes.

Le fils du président Ibrahim Boubacar Keïta, Karim Keïta, député et président de la commission Défense de l’Assemblée nationale, est actuellement en procès pour diffamation avec l’hebdomadaire privé malien « Le Sphinx ».

Le journal avait affirmé en avril que Karim Keïta avait aidé un homme d’affaires malien à échapper à la justice et qu’il a acheté un hôtel à Bamako pour un coût de 4 milliards de FCFA (plus de 6 millions d’euros), ce qu’il dément catégoriquement


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