Français Le Collectif des Maliens de la Région Rhône-Alpes (CMRA) est une association loi 1901 née suite à la crise du Mali caractérisée par l’occupation des régions Nord du pays par des rebelles séparatistes et des islamistes. Le CMRA œuvre pour la paix, l’intégrité territoriale et le développement du Mali. Elle a pour objet, la contribution à la résolution des grands problèmes du Mali, la promotion de l’éducation, de la santé et de la culture. Le Collectif des Maliens de la Région Rhône-Alpes CMRA entend initier des projets de développement et de solidarité à l'intention des régions occupées du Nord du Mali. Méthode ou moyens d'intervention: actions d’information et de communication (conférences, meetings, séminaires…), projets de développement sur l’éducation, la santé, la culture... English The Collectif des Maliens de la Région Rhône-Alpes -CMRA (meaning the Joint Malians in Rhône-Alpes Region) is a 1901 law based association created after the Malian crisis featured by the occupation of northern regions of Mali by separatist rebels and Islamists. The CMRA promotes peace, territorial integrity and development of Mali. Its objective is to contribute to solving major problems of Mali, to promote education, health and culture. The Joint Malians in the Rhône-Alpes Region intends to initiate development projects and solidarity for settled areas of northern Mali. Method or means of intervention: information and communication (conferences, meetings, seminars ...), development projects on education, health, culture... جمعية الماليين في رون ألبجمعية الماليين في رون ألب أنشئت جمعية الماليين في رون ألب ( (CMRA بقانون 1901 بعد الأزمة التي قامت في مالي وباحتلال المناطق الشمالية للبلاد من خلال المتمردين الانفصاليين والإسلاميين. تسعى جمعية CMRA لتعزيز السلام، وسلامة الأراضي المحتلة، وترسيخ مشروعات التنمية في مالي. هدف الجمعية : المساهمة في حل المشاكل الرئيسية في مالي، وترويج الصحة، والتعليم والثقافة في الدولة. أهم طرق أو وسائل جمعية CMRA لتعبير أفكارها هي :عملية إيصال المعلومات وبثها عبر القنوات التقليدية (كتنظيم المؤتمرات والاجتماعات والندوات غير ذلك)، وإقامة مشاريع التنمية حول التعليم والصحة والثقافة ...

Mali: la corruption dans le pays a coûté 70 milliards de francs CFA en 2015

 

La corruption coûte très cher à l'Etat malien, près de 70 milliards de francs CFA (plus de 100 millions d’euros). La presse malienne vient d'avoir accès au dernier rapport annuel sur la corruption. Le travail, compilé pour l'année 2015, du vérificateur général, le monsieur anticorruption au Mali.

La fraude aux hydrocarbures fait perdre énormément d’argent à l’Etat malien. L’un des modes d’opération des fraudeurs, selon le rapport, est par voie terrestre ? Des camions-citernes bourrés d’essence arrivent du Sénégal par l’ouest du Mali, ensuite plusieurs de ces camions disparaissent dans la nature avec le chargement. De faux agents de l’Etat pilotent les opérations de détournement de carburant.

 

Fouineurs

Parmi les 23 structures de l’Etat où les fouineurs du vérificateur général sont passés, il y a également la Direction des mines, les services de l’administration centrale, y compris la Direction des finances et du matériel. A tous ces endroits, des manquements notoires dans les opérations de gestion de fonds publics et du patrimoine de l'Etat ont été relevés.

 

Délinquants à col blanc

L’Etat malien est une véritable vache laitière pour les délinquants à col blanc. Au total, au cours de l’an 2015, les déperditions financières s’élèvent à 70 milliards de francs CFA, dont 32 milliards en fraude et 37 milliards de francs CFA en mauvaise gestion. Et avec ironie, le rapport précise que la délinquance économique et financière a tendance à survivre « au génie du contrôle malien ».


Lancement des activités du mouvement IR GANDA : Une alternative sérieuse pour la paix au Mali !

C’est fait. Sous la haute présidence du président de la République Ibrahim Boubacar Keïta l’association des communautés des cultures songhoy en mouvement ‘’IR GANDA’’ a été officiellement lancée. C’était à la faveur d’un grand meeting au palais des sports Salamatou Maïga de Bamako, samedi dans l’après-midi.

 

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‘’Ir Ganda’’ notre territoire en sonrhaï, présidé par l’ancien Premier ministre Ousmane Issouffi Maïga, est désormais un grand nouveau mouvement avec lequel on doit compter dans la sphère des associations et organisations de la société civile du Mali. Porté sur les fonts baptismaux le 21 mars dernier à Gao sur initiative des cadres, des communautés des cultures songhoy après de longues réflexions et concertations, le mouvement Ir Ganda  se donne pour objectif la sécurité, le développement et le bien vivre ensemble des populations des contrées de l’empire songhoy. Il a pour vocation de procéder à un grand rassemblement populaire des hommes épris de justice et pénétrés du désir immense de la paix et du bien-être des populations partout au Mali.

 

Selon Ousmane Issouffi Maïga, Ir Ganda tire sa vocation de ces fondements dans l’esprit spécifique qui  soutien les actions de l’association. Cette vocation ainsi que le concept songhoy, dit-il, sont bien définis dans la déclaration des cadres des communautés des cultures songhoy.

Soutenant que le vivre ensemble a toujours été un des fondements de l’existence des peuples songhoy, il dira que ce vivre ensemble a marqué les relations entre groupes ethniques, villages et communautés.

« La réappropriation de nos valeurs est une condition indispensable de nous connaitre davantage, connaitre notre authenticité vertueuse en vue de défendre notre terroir » a-t-il déclaré. Avant d’ajouter que c’est aussi la voie de réarmement moral des différentes communautés pour se prendre en charge et vaincre l’assistanat permanent.

 

La rencontre de Gao comme point de départ !

Par ailleurs, revenant à la rencontre de Gao tenue en mai dernier, il dira qu’elle se rapportait aux préoccupations essentielles des populations du Nord. Il s’agit entre autres, de la sécurité et la paix, la gouvernance, le développement local et l’apport de la diaspora. De même que du rôle de la femme et des jeunes. Selon lui, à  la suite de cette rencontre, des documents de synthèse de résolutions et un plan d’urgence sur huit mois ont été établis. Entrant dans les détails il dira que cette rencontre a permis de faire valoir des aspirations profondes d’une forte implication de la population dans la gouvernance locale.  De même que le rejet catégorique de tout émiettement du terroir Ir Ganda ainsi que d’une bonne justice.

Reconnaissant que la mise en œuvre de ces résolutions ne soit pas chose facile, il dira que l’association s’est réunie encore après Gao afin de dégager les grandes pistes des actions à mener.

Selon lui, dans la perspective de rendre l’association Ir Ganda plus visible et d’expliquer sa vision et ses objectifs le cap a été mis sur une politique de concertation à travers des rencontres avec les autorités du pays, des mouvements armés de la CMA et de la Plateforme, des associations et groupement de femme et de jeunes. Toute chose qui aura permis, à ses dires à l’association de faire des rencontres productives.

 

Un mouvement riche en idéaux et en ressources humaines !

Dans cette dynamique, il soutiendra que l’association Ir Ganda à l’issue de ces rencontres a souligné l’absence du dialogue comme une des causes fondamentales des incompréhensions, de malentendus, de conflits et autres litiges.

Par ailleurs, se prononçant sur l’accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger il dira que sa mise en œuvre ne doit souffrir d’aucun amateurisme et d’aucune faiblesse. Cela si toutefois le Mali ne veut pas rompre le fragile équilibre et contribuer à l’émiettement de ses contrées. « Le processus de mise en œuvre de cet accord doit être inclusif afin d’assurer la cohésion sociale et le vivre ensemble » a-t-il proposé.

A sa suite, le président de la République Ibrahim Boubacar Kéita justifiera sa présence par la pertinence des objectifs de l’association et sa composition en qualité de ressources humaines.  D’où l’occasion de réaffirmer son attachement et son accompagnement aux activités de cette association.

Selon lui, l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali est le seul outil pour promouvoir la paix et la cohésion sociale, la sécurité et le développement. « Certes, ce n’est pas un outil parfait ! Mais son acceptation au Mali a permis de déjouer beaucoup d’agendas » a-t-il rassuré. Avant de soutenir que des perspectives fabuleuses en termes de programmes pour le développement du Nord peinent à se concrétiser sous contrainte de l’insécurité. Parmi ces programmes, il citera la construction du barrage de Taoussa et des projets de réalisations de routes.

C’est pourquoi s’indignant, il confiera avoir conseillé aux groupes armés que l’intérêt de tous, y compris le leur réside dans un Mali stable et en paix. « Il est temps que nous quittions les chimères, les illusions » a-t-il alerté. D’où l’occasion pour lui, d’appeler au bon sens élevé de tous les protagonistes à se donner la main pour bâtir le renouveau du Mali.


Disparition de l’écrivain Yambo Ouologuem à 77 ans

HOMMAGE. Jean-Pierre Orban avait réédité Les mille et une bibles du sexe, l’ouvrage le plus iconoclaste de l’écrivain malien, Prix Renaudot 1968, qui vient de disparâitre à 77 ans. Il témoigne.

Yambo Ouologuem ecrivain mort decede

Je l’ai appris ce dimanche par sa famille : Yambo Ouologuem est mort ce samedi 14 octobre à l’hôpital de Sévaré (Mali) où il s’était retiré au début des années 1970 après avoir connu la renommée et sitôt après l’opprobre tant des milieux africains qu’occidentaux.

 

Qui était Yambo Ouologuem ?

Il restera à jamais l’auteur du premier prix Renaudot attribué à un Africain, toutes régions confondues. Cela pour Le Devoir de violence publié au Seuil en 1968. Le roman dessine une vaste fresque d’un royaume africain imaginaire, du 13e au 19e siècle. Empreint de violence et mêlé d’érotisme, y compris d’épisodes homosexuels, Le Devoir de violence s’en prend à la conquête arabe des terres sub-sahariennes, accuse le colonialisme, mais fustige tout autant les notables africains d’avoir fait, selon l’auteur, le jeu du colonisateur en assurant carrément leur « assistance technique » avant la lettre.

Pour cette franchise, Ouologuem sera violemment attaqué par certaines élites africaines. Léopold Sédar Senghor traitera le texte du Malien, né à Bandiagara au pays dogon, d’ « affligeant » : « On ne peut pas faire une œuvre positive quand on nie tous ses ancêtres. »

Les Européens ne seront pas en reste. Vers 1972, commence une campagne d’accusations de plagiat venue des Etats-Unis. C’est que, post-moderne avant la lettre, Yambo Ouologuem reprend et réécrit des passages entiers d’une multitude d’auteurs, depuis les anonymes de la Bible jusqu’à Rimbaud ou Maupassant. L’ouvrage tout entier est une réplique du Dernier des Justes d’André Schwarz-Bart, Prix Goncourt 1959. Schwarz-Bart ne lui en voudra pas. Graham Greene, copié lui aussi, demandera des excuses.

 

L’une des plus belles plumes Francophones

Ouologuem se rêvait en écrivain français. La crème de la crème. Il avait suivi le parcours de l’élite française : classe préparatoire à Henry IV, Normale Supérieure, doctorats. Lui, l’Africain noir allait dresser le miroir dans lequel le Blanc se reconnaîtrait. Le Blanc ne l’admit pas. Pas plus que l’Africain, que le Malien traitait de « négraille » dans Lettre à la France nègre (1969).

Yambo Ouologuem a écrit trop tôt, avec trop d’audace, sans doute trop sûr de lui. Rentré au pays, « détruit », disait-il « par les Français », il n’écrira plus. En tout cas, ne publiera plus jamais. Il est mort, enfermé dans son silence et son rejet du monde, tourné depuis des années vers la spiritualité musulmane. Paix à son âme, comme on dit. Jusque-là, elle était torturée et avait été malmenée. Place à la mémoire. Elle doit passer par la réédition de ses œuvres, inaccessibles pour la plupart. Et par sa diffusion en Europe et en Afrique. Il est temps que Yambo Ouologuem cesse d’être, où que ce soit, persona non grata !

* Ecrivain, chercheur, Jean-Pierre Orban s’attelle à réhabiliter depuis longtemps l’oeuvre de Yambo Ouologuem. Il a ainsi réédité Les Mille et une bibles du sexe, de l’auteur malien aux Editions Vents d’ailleurs.


Rapport annuel 2015 du BVG : Les services de l’Etat brillent par la fraude et la mauvaise gestion

Rapport annuel 2015 du BVG : Les services de l’Etat brillent par la fraude et la mauvaise gestion

 

Le Vérificateur général, Amadou Ousmane Touré, a effectué la remise solennelle du rapport annuel 2015 de son bureau au président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita (IBK), mercredi 11 octobre 2017. Comme dans les précédents rapports, les services de l’Etat ont une fois de plus brillé par des cas de fraude et de mauvaise gestion, avec un manque à gagner de 70,13 milliards de FCFA.

Le Vérificateur général, accompagné de ses collaborateurs, a remis son rapport annuel 2015 au président de la République, IBK, conformément aux exigences des textes réglementaires en la matière. Ce document de 151 pages informe en détails sur la mauvaise gestion et la fraude perpétrées dans les services de l’Etat.

Pour ce rapport de 2015, ces phénomènes ont de nouveau fait saigner le budget de l’Etat avec un déficit de 70,13 milliards de FCFA. Ce fait implique la responsabilité de plusieurs services et départements ministériels. «Le présent rapport annuel comporte des synthèses de vérifications qui ont porté sur des services de différents ministères et autres, relativement à certaines opérations d’exécution budgétaire. 

Il renseigne également sur des opérations de dépenses relatives à l’organisation matérielle de processus qui touche directement la légitimité démocratique, telles les élections. Ces différents sujets, consignés dans les 16 rapports individuels de vérification élaborés au titre de l’année 2015, constituent la quintessence de ce rapport annuel», a indiqué le Vérificateur général lors de la présentation du rapport.

De ce fait, le rapport annuel 2015, comme les précédents, met à nu des manquements notoires dans les opérations de gestion des fonds publics et du patrimoine de l’Etat. Les plus gros contributeurs au trésor public n’ont pas échappé «à la mesquinerie» du Végal. Et ils ont commis beaucoup d’anormalités sur les questions pécuniaires.

«Sur les importations de produits pétroliers sur l’axe Dakar-Bamako,la vérification a révélé entre autres manquements graves l’exercice irrégulier de la profession de commissionnaire en douane et des contrôles essentiels défaillants lors des opérations de transit ainsi que la non-application de sanctions prévues en cas de délit douanier.

Ces défaillances font que, sur ce trajet, au moins une citerne d’une capacité de 50.000 litres de supercarburant échappe au contrôle, tous les trois (3) jours, soit au moins 10 citernes de cette même capacité par mois. Cette constatation du rapport de vérification est suffisamment confortée par la découverte courant Mai 2015, d’une cinquantaine de citernes frauduleusement entrées sur le territoire malien en la présence constante et contradictoire des vérificateurs du BVG et des éléments du Bureau du Contrôle Interne de la Direction Générale des Douanes. Vérificateurs et Douaniers étaient présents», a dévoilé M. Touré.

 

Mines, des irrégularités dans la délivrance des titres miniers

 «Concernant les conventions minières, la mission de vérification a constaté que la Direction nationale de la géologie et des mines n’exerce pas toutes les responsabilités légales qui sont les siennes en termes de contrôle et de sanctions sur les opérateurs miniers quant à la mise en œuvre des dispositions contractuelles des conventions minières. De nombreuses et graves irrégularités ont été relevées aussi bien dans la délivrance des titres miniers que dans la collecte des recettes minières. Nous n’avions pas noté un intérêt à optimiser les ressources financières de l’Etat. Bien au contraire. 

En outre, au moment où tous les Etats et les organisations internationales réfléchissent sur une gouvernance environnementale de qualité, des sociétés minières, dont la plupart sont des grandes multinationales, ne respectent pas ou ne mettent pas en place les dispositifs exigés en matière de protection de l’environnement. La non-conformité aux normes internationales des incinérateurs de déchets chimiques et le manque d’isolation des bassins contenant de l’eau cyanurée notamment le non-recouvrement de la totalité de leurs surfaces, illustrent partiellement ce non-respect de l’environnement par certaines des quatre sociétés minières vérifiées», a informé le Végal.

 

Transport : violations des exigences du dossier de consultation

«S’agissant de l’assistance aéroportuaire, la sélection par le Ministère chargé des transports du partenaire actuel, la société assistance aéroportuaire du Mali comme attributaire provisoire, puis titulaire, alors qu’il ne répondait pas à des critères exigés par le dossier de consultation restreinte internationale traduit en partie les défaillances qui ont entaché la gestion de cette société dès la phase conceptuelle du projet.

En outre, le Ministère n’a jamais procédé à une évaluation des performances dudit partenaire, afin d’apprécier le respect de la mise en œuvre de la convention de partenariat. Des dysfonctionnements ont également été relevés dans la mise en œuvre de la convention de partenariat ainsi que des irrégularités financières aussi bien dans les opérations de collecte de recettes que dans les dépenses effectuées», a-t-il déploré.

 Gestion du patrimoine immobilier de l’Etat, des incohérences constatées

 Lors de la remise solennelle du rapport 2015 à IBK, le Vérificateur général a souligné des imperfections dans la gestion des patrimoines immobiliers de l’Etat. «Par rapport au patrimoine immobilier de l’Etat, la vérification des opérations de cession des bâtiments publics de l’Etat a mis en évidence de graves incohérences, d’une part, entre les crédits alloués par le budget d’Etat pour l’entretien et la réparation de bâtiments  publics, et d’autre part, entre ces crédits et les dépenses exorbitantes payées pour abriter des Services Publics et des résidences de certaines hautes personnalités.

En outre, il a été relevé que la gestion de ces bâtiments n’est pas conforme à la réglementation en vigueur. De même, le recensement des bâtiments publics n’est pas actualisé, les cessions ou locations de bâtiments publics sont effectuées sans les autorisations administratives requises, des immeubles non immatriculés, c’est-à-dire n’appartenant pas encore à l’Etat ou ayant fait l’objet d’hypothèques auprès de banques commerciales ont été proposés à la vente à travers, souvent, des modes de cession qui ne figurent pas dans la législation domaniale et foncière du Mali»,  constate le Végal.

Ce fait révèle, selon lui, la non maître du nombre des bâtiments publics «d’où la preuve évidente que l’Etat ne maîtrise pas son patrimoine immobilier, c’est-à-dire en langage simple, que l’Etat ne connaît pas le nombre exact d’immeubles bâtis et non bâtis qu’il possède au moment du passage de la mission de vérification», s’est-il indigné.

Les élections 2012 et 2013, trop coûteuses

En se prononçant sur le coût des élections présidentielles et législatives, le Végal a tout simplement fait savoir qu’elles ont été trop coûteuses. «La vérification a mis en exergue un ensemble de faiblesses dans la régularité des opérations de dépenses effectuées relativement à l’organisation matérielle des élections. Malgré que ces opérations électorales aient coûté très cher à l’Etat, leur encadrement reste encore lapidaire et les commissions électorales et les autorités de supervision semblent ne pas savoir qu’il s’agit de fonds publics qui doivent être justifiés conformément à une réglementation. Ces faiblesses ont entraîné d’énormes irrégularités financières qui n’ont, le plus souvent, d’autres explications pour les différents gestionnaires que l’urgence et l’enjeu liés aux opérations électorales»,  mentionne le rapport 2015 du Végal.

Dans les DFM, violation du Code des marchés publics

 Devant le président de la République, IBK, le Végal n’a pas caché la dépravation des biens publics dans les Directions des finances et du matériel (DFM). «Dans les Directions des finances et du matériel, de manière récurrente et systématique, les procédures de passation, d’exécution et de règlement des marchés publics, des contrats simplifiés, des achats par bon de commande violent les dispositions des textes en vigueur, notamment le Code des marchés publics.

Des acquisitions sont faites sans expression de besoins préalables et réceptionnées, en l’absence de structures publiques dédiées à cet effet ; des paiements sont ordonnés, dans leur totalité, alors que les travaux ou les biens et services ne sont pas livrés ou ne le sont que partiellement. Le fonctionnement des régies d’avance méritent une attention particulière, tant les irrégularités financières sont courantes et communes à toute l’administration publique. En vérité, nous pensons qu’un relèvement du seuil maximum par opération de dépense pourrait aider à contenir la très mauvaise gestion qui caractérise ces régies», a déclaré M. Touré.

En évaluant tous ces constats évoqués, le bureau du Vérificateur général chiffre les manquements à 70,13 milliards de FCFA. «Les manquements ci-dessus évoqués ont entraîné des déperditions financières énormes qui se chiffrent à 70,13 milliards de FCFA dont 32,78 milliards de FCFA en fraude et 37,35 milliards de FCFA en mauvaise gestion», a déploré Amadou Ousmane Touré.

Le rapport annuel 2015 du Vérificateur général a été accompagné du vade-mecum élaboré pour soutenir les actions de lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière ; du rapport individuel de vérification de la gestion financière de la Direction des Finances et du Matériel du Ministère de la Défense et des Anciens Combattants


Mali : Policiers disparus à Kidal : L’Etat abandonne les familles des victimes

Trois ans après les événements tragiques de Kidal, le 21 mai 2014, l’on est toujours sans nouvelle de certains éléments de la police nationale qui s’y trouvaient en mission. Ces braves policiers et d’autres éléments des forces armées sont portés disparus. Le hic ? Leurs familles vivent aujourd’hui dans le dénuement total, sans aucune assistance des pouvoirs publics, plus précisément du Ministère de la Sécurité et de la protection civile. Scandaleux ! Rap...


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