Français Le Collectif des Maliens de la Région Rhône-Alpes (CMRA) est une association loi 1901 née suite à la crise du Mali caractérisée par l’occupation des régions Nord du pays par des rebelles séparatistes et des islamistes. Le CMRA œuvre pour la paix, l’intégrité territoriale et le développement du Mali. Elle a pour objet, la contribution à la résolution des grands problèmes du Mali, la promotion de l’éducation, de la santé et de la culture. Le Collectif des Maliens de la Région Rhône-Alpes CMRA entend initier des projets de développement et de solidarité à l'intention des régions occupées du Nord du Mali. Méthode ou moyens d'intervention: actions d’information et de communication (conférences, meetings, séminaires…), projets de développement sur l’éducation, la santé, la culture... English The Collectif des Maliens de la Région Rhône-Alpes -CMRA (meaning the Joint Malians in Rhône-Alpes Region) is a 1901 law based association created after the Malian crisis featured by the occupation of northern regions of Mali by separatist rebels and Islamists. The CMRA promotes peace, territorial integrity and development of Mali. Its objective is to contribute to solving major problems of Mali, to promote education, health and culture. The Joint Malians in the Rhône-Alpes Region intends to initiate development projects and solidarity for settled areas of northern Mali. Method or means of intervention: information and communication (conferences, meetings, seminars ...), development projects on education, health, culture... جمعية الماليين في رون ألبجمعية الماليين في رون ألب أنشئت جمعية الماليين في رون ألب ( (CMRA بقانون 1901 بعد الأزمة التي قامت في مالي وباحتلال المناطق الشمالية للبلاد من خلال المتمردين الانفصاليين والإسلاميين. تسعى جمعية CMRA لتعزيز السلام، وسلامة الأراضي المحتلة، وترسيخ مشروعات التنمية في مالي. هدف الجمعية : المساهمة في حل المشاكل الرئيسية في مالي، وترويج الصحة، والتعليم والثقافة في الدولة. أهم طرق أو وسائل جمعية CMRA لتعبير أفكارها هي :عملية إيصال المعلومات وبثها عبر القنوات التقليدية (كتنظيم المؤتمرات والاجتماعات والندوات غير ذلك)، وإقامة مشاريع التنمية حول التعليم والصحة والثقافة ...

Au Mali, 2 500 hommes vont renforcer le contingent de la mission de l’ONU

 

Une patrouille de la Minusma dans la région de Gao.
Une patrouille de la Minusma dans la région de Gao. Crédits : SOULEYMANE AG ANARA / AFP

Quelque 2 500 hommes vont arriver en renfort de la Mission des Nations unies au Mali (Minusma), dont le mandat sera étendu pour protéger les civils et son personnel, a annoncé, mercredi 29 juin, le Conseil de sécurité de l’ONU. La résolution, préparée par la France et adoptée à l’unanimité des quinze pays membres, fait passer l’effectif des casques bleus à 13 289 soldats au lieu de 11 240 et 1 920 policiers contre 1 440 actuellement.

 

Le contingent de la Minusma est régulièrement visé par des attaques de djihadistes dans le nord du pays. Déployée depuis juillet 2013, la Minusma est la plus coûteuse en vies humaines depuis la Somalie en 1993-1995.

Quatre ans d’instabilité

La situation au Mali est instable depuis mars-avril 2012, date à laquelle le nord du pays est tombé sous la coupe de groupes djihadistes liés à Al-Qaida, après la déroute de l’armée face à la rébellion à dominante touareg, d’abord alliée à ces groupes et qui l’ont ensuite évincée.

 

Ces djihadistes ont été en grande partie chassés par une intervention militaire internationale, lancée en janvier 2013 à l’initiative de la France, qui se poursuit actuellement. Mais des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères, malgré la signature d’un accord de paix censé isoler définitivement les djihadistes.


L’accord de paix au Mali, un an après : La désillusion !

C’est l’heure du bilan, une année après la signature de l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali. Et si théoriquement l’accord connait des avancées, concrètement presque rien n’a été fait sur le terrain. Les acteurs du processus sont tous unanimes sur au moins une chose : les résultats ne sont pas à hauteur des ententes. Tout ou presque reste à faire : de la signature de l’accord à aujourd’hui, l’insécurit&e...


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Entente sur la mise en place des autorités intérimaires (Texte intégral)

Précisant les modalités pratiques de la mise en place des autorités intérimaires, du redéploiement des services déconcentrés de l’Etat ainsi que l’installation des chefs de circonscriptions administratives et du mécanisme opérationnel de coordination dans les régions de Tombouctou, Gao, Kidal, Taoudénit et Ménaka. ENTRE Le Gouvernement de la République du Mali, représenté par Monsieur Hamadou KONATE, Ministre de la Solidarité, de l’Action humanitaire...


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Mali – Oumar Aldjana : « Nous avons créé un mouvement pour mettre fin aux exactions contre les Peuls »

     Des militaires maliens à l'entraînement, à Koulikoro, en juillet 2013. © Baba Ahmed / AP / SIPA

 

Un nouveau groupe politico-militaire vient de s'ajouter à la myriade de mouvances évoluant actuellement dans le centre du Mali. Son nom : l’Alliance nationale pour la sauvegarde de l’identité peule et la restauration de la justice (ANSIPRJ). Son fondateur et dirigeant, Oumar Aldjana, a répondu aux questions de Jeune Afrique.


A-t-il les moyens de ses ambitions ? « Difficile à dire, explique un bon connaisseur de la zone. Ce qui est sûr, c’est que cela fait quelque temps que des jeunes parlent de monter un groupe armé pour se défendre. » Lorsqu’il nous a accordé cet entretien, lundi 20 juin en début d’après-midi, Oumar Aldjana disait patrouiller une arme à la main dans les environs de Léré, près de la frontière mauritanienne.Qui est donc ce nouveau venu dans la constellation des groupes armés qui, toujours plus nombreux, opèrent dans le centre du pays ? Quel est son pouvoir de nuisance ? Quelles sont ses intentions ? Doit-on le prendre au sérieux ? Pour l’heure, on ne sait pas grand-chose de l’Alliance nationale pour la sauvegarde de l’identité peule et la restauration de la justice (ANSIPRJ), un mouvement politico-militaire qui a officiellement vu le jour le 18 juin à la suite d’un appel téléphonique passé à l’AFP, et dont le seul membre connu est Oumar Aldjana. Cet enseignant de 27 ans originaire du cercle de Niafunké, fils d’un Touareg et d’une Peule, est connu à Bamako pour son engagement dans la défense des Peuls – il préside l’association Kawral Pulaaku et serait proche d’une autre association récemment créée, Vérité, Justice, Liberté (VJL). Il se présente comme un ancien membre du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) et comme le chef politique et militaire de ce nouveau mouvement, dont il assure être le secrétaire général.

Jeune Afrique : Pourquoi avoir créé ce mouvement armé ? Quels sont vos objectifs ?

Oumar Aldjana : Nous avons créé ce mouvement pour mettre fin aux exactions contre les Peuls, qui sont victimes d’un amalgame car aujourd’hui, pour les autorités, un Peul est forcément un jihadiste. On les tue, on les agresse pour cela. Ils sont la cible de l’armée, mais aussi de milices proches du gouvernement. Dans la région de Tenenkou, le pouvoir a mis en place une milice bambara pour attaquer les Peuls. Cette milice a reçu des armes, et elle est dirigée par un capitaine de l’armée basé à Tenenkou. Il est temps de réagir. Des gens meurent. D’autres fuient dans des camps de réfugiés en Mauritanie. Nos familles sont dispersées. Les responsables maliens doivent mettre fin à cette barbarie. Tant qu’ils ne feront rien, nous nous battrons.

Où ? Dans le Macina uniquement ?

Non. Partout où il y a des Peuls.

Quel est votre ennemi ?

L’armée malienne. Elle s’en prend à tous les Peuls. Nous ne tolèrerons plus un seul mort. Nous ne sommes ni des jihadistes, ni des indépendantistes. Nous ne revendiquons pas un territoire. Nous ne sommes pas contre l’accord de paix d’Alger. Nous ne faisons que réclamer le droit de vivre, comme tout citoyen de ce pays. Et nous irons jusqu’au bout pour sauver l’identité peule. Partout où nous croiserons des soldats maliens, nous les attaquerons.

En avez-vous déjà attaqué ? Où ? Quand ?

Nous en avons attaqué trop, mais nous n’avons pas revendiqué ces attaques.

Que dénoncez-vous au juste ?

Nous réclamons d’abord la fin des exactions contre les Peuls, et aussi contre leur bétail. Nous réclamons aussi la justice. En 2013, l’armée a tué trente Peuls à Léré, qu’elle a balancés dans des puits. Il n’y a eu aucune enquête. Le mois dernier, 90 Peuls ont été tués près de Tenenkou. Des hommes ont été arrêtés, puis ils ont été libérés. C’est inadmissible. Enfin, nous réclamons notre droit à vivre sur la terre de nos ancêtres.

De combien d’hommes disposez-vous ?

Nous avons 700 hommes, et nous recrutons tous les jours. Ces hommes sont prêts à venger leurs frères qui ont été tués.

Où sont-ils ?

Nous n’avons pas de camp, nos équipes sont mobiles. Nous sommes dans les régions de Tombouctou, de Ségou, et jusqu’à Gao.

Et qui sont-ils ?

Nous avons de tout : des bergers, des sédentaires, des jeunes diplômés… Tous peuls.

Avez-vous des relais au sein de l’armée ou dans les milieux politiques ?

Nous avons des officiers avec nous, et aussi des responsables de Tabital Pulaaku (une association de Peuls dont le bureau national est à Bamako, ndlr). Je ne peux pas les nommer.

Êtes-vous en lien avec Ganda Izo, un autre mouvement armé qui dit défendre les Peuls dans les régions de Gao et de Tombouctou ?

Non. Pas encore.

Votre mouvement voit le jour au moment où le processus DDR (Désarmement, démobilisation, réintégration) est censé débuter. N’est-ce pas un moyen d’en bénéficier ?

Ce n’est pas notre priorité. Pour le moment, nous voulons mettre fin aux exactions contre notre communauté.


Conseil de sécurité: le Premier ministre demande le démantèlement des bases des groupes armés

Conseil de sécurité: le Premier ministre demande le démantèlement des bases des groupes armés

Le conseil de sécurité de l'ONU a examiné hier le rapport du secrétaire général de l'ONU sur le Mali. Le document relève les progrès enregistrés dans la mise en œuvre de l’Accord, mais souligne aussi la situation sécuritaire « de plus en plus dégradante avec de violations graves des droits de l'Homme ». Au cours de cette réunion, le Premier ministre malien et le chef de la Minusma ont convenu sur la nécessité de renforcer le mandat de la Minusma.

Devant le conseil de sécurité, le Premier ministre malien et le chef de la Minusma, n'ont pas lésiné sur les mots pour décrire les difficultés auxquelles font face les forces internationales et l'armée malienne. Selon le représentant spécial de l'ONU et chef de la Minusma, en l'espace de 4 mois la mission a perdu près d'une vingtaine de casques bleus, dont 12 pour le seul mois de mai. Une situation jugée « insupportable ».


Pour Mahamat Saleh Annadif, face à la détermination « des ennemis de la paix » et l’ampleur des récentes attaques meurtrières, il est nécessaire d’accroître les capacités des forces onusiennes en termes de personnel, d’équipements et de couverture aérienne.


Le chef du gouvernement malien va plus loin et demande une relecture du mandat de la mission onusienne en lui donnant « une posture plus robuste et plus active ». Modibo Keita a appelé le conseil de sécurité à soutenir le redéploiement des forces armées du Mali sur toute l'étendue du territoire une fois que les autorités intérimaires seront mises en place.


La France a annoncé qu'elle va présenter « très rapidement » aux autres membres du Conseil un projet de résolution visant à « renforcer la Minusma, à clarifier et rendre plus vigoureux son mandat ». Elle a aussi appelé les signataires de l'accord de paix « à accélérer son application ».
Le Premier ministre malien a appelé les mouvements armés au démantèlement de leurs bases et check-points, gage, selon lui, de bonne volonté et d'adhésion effective aux prescriptions de l'accord. Modibo Keïta a également exhorté les mouvements armés à communiquer dans un bref délai la liste de leurs combattants pour les patrouilles mixtes et le processus de désarmement.


« Chaque jour de retard pris dans la mise en œuvre de l'accord, c'est évidement un jour de plus gagné par les ennemis de la paix. Ceux qui ont juré et qui ont pris le parti de l’échec du processus de paix, nous devons nous en souvenir. J'en appelle aussi à la communauté internationale, au comité de suivi de l'accord pour qu'ils exercent leur rôle de garant, du respect des engagements par les parties en situant les responsabilités. Et ce, conformément à l'article 54 de l'accord, le démantèlement dans le meilleur délai des bases et des check-point de tous les mouvements signataires de l'accord. Ceci est un gage de bonne volonté et d'adhésion effective aux prescriptions de l'accord pour la paix et la réconciliation . Par ailleurs, l'établissement et la communication dans un délai déterminé des listes des combattants, listes toujours attendues,permettront d’opérationnaliser les patrouilles mixtes et d'entamer le processus de désarmement et de cantonnement».


Certains observateurs restent sceptiques quant au changement du contenu du mandat de la Minusma. Ce mandat devrait être renouvelé le 30 juin prochain. Selon ces analystes, certains pays contributeurs ne seraient pas d'accord sous prétexte de risquer la vie de leurs soldats. Pour certains observateurs, le Mali devrait accélérer la remise en état des forces maliennes, car « au bout du compte ce sont les Maliens qui vont sauver le pays ».
« Moi je doute vraiment que le conseil de sécurité veuille muscler jusqu'à un certain point le mandat.

Mais ce dont je suis sûr, c'est qu'il est obligé de changer de mandat, parce que la Minusma a perdu tellement d'hommes qu'il n'est plus possible qu'elle reste cantonner dans ces camps comme elle l'avait jusqu'à présent. Il faut qu'elle patrouille aux alentours ne serait-ce que pour sa propre sécurité à elle.

Vous savez pour le renouvellement du mandat, l'ONU c'est une énorme bureaucratie aussi, et les choses ne sont pas aussi rapides que ça. A supposer même que le conseil de sécurité décide de l'augmentation des troupes de la Minusma, qu'il décide de l'envoi de nouveaux matériels, qu'il décide du transfert de la Force d'intervention de la Côte d'Ivoire, je pense que les premiers éléments pourront arriver au Mali en début 2017 ainsi que le premier matériel supplémentaire qui sera accordé.

Donc même s'il y a une décision, l'effet ne sera pas immédiat. Moi je pense que le gouvernement devrait accélérer la remise en état des forces armées maliennes, parce qu'au bout du compte sauver notre pays, c'est nous qui le ferons. Ce ne sont ni les forces de l'ONU ni les français de Barkhane ».

 

 


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Mahamane, merci pour les compliments et les voeux. Avec de la détermination et de la patience, le combat va aboutir. Alfadoulou

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